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bbc
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IOS Affaire AppGratis : Fleur Pellerin veut "réguler ces éco

#1

Message par bbc » 11 avr. 2013, 23:37

L'affaire AppGratis a pris un tour inattendu mercredi soir avec l'intervention de Fleur Pellerin. La ministre déléguée à l'économie numériques'est exprimée jeudi sur « la neutralité des plateformes » et annoncera les actions que l'Etat souhaite engager sur le sujet.

Fleur Pellerin a comme prévu pris la parole face à la presse jeudi matin, après s'être entretenue avec Simon Dawlat, le fondateur d'AppGratis. La ministre a notamment justifié sa démarche par le fait d'utiliser la « parole publique » pour inciter Apple à renouer le dialogue avec AppGratis. Elle a dénoncé une suppression « brutale », survenue sans aucune forme de consultation préalable, mettant en difficulté cette entreprise forte de plus de 40 salariés. Il faut, selon Fleur Pellerin, prendre « la mesure de la manière dont ces grandes plateformes peuvent imposer unilatéralement ldes conditions de fonctionnement ou des conditions de marché qui ne sont pas compatibles avec l'éthique qu'on peut attendre de ces grandes entreprises ».

Dans la lignée des avis rendus par le conseil national du numérique (CNN) au sujet de la neutralité du Net et des services, elle a également appelé de ses voeux la mise en place d'un cadre réglementant les relations commerciales entre les « plateformes » telles que l'App Store d'Apple et les start-ups dont elles sous-tendent les produits, et s'est dit prête à porter la question au niveau de l'union européenne, après des travaux préalables menés par Bercy, son ministère de tutelle.

Simon Dawlat, fondateur et p-dg d'AppGratis, a quant à lui affirmé n'aspirer qu'à renouer le dialogue avec Apple, afin qu'une solution permettant à la société de retrouver le chemin de l'App Store soit trouvée. « On pense ne jamais avoir enfreint les clauses définies par Apple, qui sont sujettes à une interprétation subjective », a-t-il fait valoir jeudi. « Nous voulons donc de véritables informations ». La start-up, qui bénéficie toujours du soutien de ses récents actionnaires, anticipe une baisse importante, de l'ordre de 50%, de son chiffre d'affaires prévisionnel 2013. Elle visait jusqu'à ce retrait un volume d'affaires de l'ordre de 22 à 25 millions d'euros.
source sur Clubic.com



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Re: IOS Affaire AppGratis : Fleur Pellerin veut "réguler ces

#2

Message par bbc » 12 avr. 2013, 10:58

SUITE

La suppression de l’application AppGratis dans l’App Store a déjà provoqué de nombreuses réactions. L’affaire est devenue politique depuis que la ministre déléguée à l’Économie numérique, Fleur Pellerin, s’est déplacée dans les locaux de l’éditeur iMediapp hier matin. Nous avons abordé la situation avec Antoine Buffet, président de la société FIT Solutions, qui édite elle aussi une application de recommandation.

appgratis appgratis
L'affaire devient politique

Fleur Pellerin était hier au chevet d’iMediapp pour fustiger Apple. La firme américaine a en effet choisi de supprimer l’application AppGratis de son App Store. Il s’agit là selon la ministre d’une « brutalité […] difficile à qualifier ». La locataire de Bercy n’était pas tant inquiète des raisons ayant poussé Apple à cette décision radicale qu’à une notion élargie de la neutralité. Pourtant, les raisons qui se cachent derrière cette suppression sont cruciales pour mieux appréhender la situation.



Que savons-nous ? Selon iMediapp, AppGratis a été supprimée parce qu’elle violait deux règles de l’App Store :

Règle 2.25 : une application ne peut pas faire la promotion d’autres applications au point d’entraîner une confusion avec l’App Store
Règle 5.6 : une application ne peut pas utiliser le système de notification pour informer l’utilisateur de promotions

Des manquements à ces règles qui ont été communiqués à iMediapp par l’équipe en charge des validations d’applications chez Apple, et qui ont été confirmées quelques instants plus tard par le Wall Street Journal.



D’autres éléments sont à prendre à compte. Premièrement, le fonctionnement d’AppGratis influe sur les scores et les classements de l’App Store. Deuxièmement, l’application est accusée de vendre des lots de téléchargements, bousculant la méritocratie habituelle par une simple question de moyens financiers. Enfin, iMediapp a reçu en janvier dernier un important investissement de 10 millions d’euros via le fonds Iris Capital (Orange et Publicis).



Une situation que nous avons abordée avec Antoine Buffet, président de la société FIT Solutions. Cette autre entreprise française édite l’application AppsFit qui, elle aussi, agit comme un centre de recommandation. À la différence d’AppGratis toutefois, AppsFit est un moteur de recherche : l’utilisateur indique quels sont ses centres d’intérêts et l’application lui recommande alors une sélection choisie pour lui.
Apple « est dans son rôle de protection des utilisateurs »

Interrogé sur les débats autour de l’affaire AppGratis, Antoine Buffet s’étonne : « Je ne comprends pas, tout le monde a l’air de découvrir ces règles. Elles ont pourtant toujours été là, et tous les gens comme nous les connaissent très bien ». De fait, « on est un peu surpris par lynchage médiatique d’Apple », tout simplement parce que la firme « est dans son rôle de protection des utilisateurs » poursuit le co-fondateur.



Mais de quelle protection parle-t-on réellement ici ? Antoine Buffet aborde alors « les fausses promotions de certaines applications qui leurs permettent de jouer avec les tarifs ». Interrogé sur la situation générale de la recommandation d’applications, le président confirme que « des limites ont été franchies », mais il ne souhaite « viser personne ». Il confirme cependant qu’Apple « va faire la chasse aux promotions artificielles, aux faux testeurs et à tous ceux qui arrivent à squatter le top du Store ».
« Il existe un vrai tabou avec les classements artificiels »

Antoine Buffet ne se dit cependant « pas inquiet » de possibles répercussions contre AppsFit, « car nous sommes un moteur de recherche ». Il indique cependant qu’il « existe un vrai tabou, un vrai problème avec les classements artificiels ». Concernant les autres applications qui pourraient opérer de la même manière, le président en est certain : « Ces gens auront des problèmes parce que ce genre de pratique est toujours déterré par Apple ».



Reste que la firme de Cupertino aurait tout intérêt à communiquer, ne serait-ce que pour clarifier les raisons qui ont poussé à la suppression d’AppGratis. Notez qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, nous n’avons toujours pas réussi à joindre iMediapp. De son côté, Apple doit revenir vers nous en cas d’informations complémentaires.

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